Le XI Footballski / Serie A Mon Amour – Partie 2

Le XI Footballski / Serie A Mon Amour – Partie 2

8 juin 2020 1 Par Nicolas Basse

Les pays d’Europe de l’Est ont produit certains des meilleurs joueurs de l’histoire. Et la Serie A a eu la chance de voir évoluer plusieurs d’entre eux. Avec Footballski, site référence sur le football de cette région, nous vous proposons le meilleur XI de ces footballeurs passés par l’Italie. La première partie, regroupant l’entraîneur, le gardien et les défenseurs est à retrouver sur Footballski.


Marek Hamšík (Naples)

Si le Slovaque, arrivé en Italie à 17 ans, débute par trois saisons à Brescia, c’est son passage à Naples qui restera dans l’histoire de la Serie A. Durant douze années, le milieu de terrain irradie par sa technique balle au pied, sa vision du jeu et sa qualité de frappe. Taulier d’une équipe qui aura vu passer Lavezzi, Cavani, Higuain, Mertens et Insigne, il est l’homme central du retour de Naples au premier plan du football italien.

Avec l’équipe qui aura le plus titillé la Juventus au sommet ces dernières saisons, il remporte deux Coupes d’Italie et une Supercoupe. Un palmarès plutôt modeste mais relevé par son plus grand fait d’arme statistique : dépasser Diego Armando Maradona et devenir le meilleur buteur de l’histoire de Naples (désormais dépassé par Mertens). Adoré par les tifosi, son départ en Chine en février 2019 laisse un goût amer chez les partenopei.

Pavel Nedved (Lazio-Juve)

La « furie tchèque » avait tout pour être l’homme d’un club en Italie : la Lazio de Rome. Révélé au Sparta Prague, il y arrive en 1996 comme une grande promesse et devient rapidement l’un des meilleurs milieux du championnat. Puissance, énorme travail et vision du jeu, Nedved est un vrai meneur. À Rome, il permet au club d’obtenir le Scudetto 2000 ainsi qu’une Supercoupe de l’UEFA et une Coupe des Coupes.

Son départ à Turin en 2001 pour une somme monstrueuse abat les laziale. Mais son arrivée en tant que remplaçant de Zidane redonne un coup de fouet aux juventini. Deux scudetti dans la poche et une fidélité au club lorsque la Juve est reléguée en 2006 lui valent l’amour inconditionnel des fans. En fin de carrière, le Ballon d’Or 2003 s’investit dans l’organisation de la Juventus et gravit les échelons au point d’en devenir vice-président.

Gheorghe Hagi (Brescia)

Le passage à Brescia du « Maradona des Carpates » ne restera pas dans les annales. Mais impossible de ne pas titulariser le génie roumain ici. En Italie, le gaucher aura pu se ressourcer après l’aventure mitigée au Real Madrid et montrer ses qualités techniques hors du commun et sa capacité à envoyer des mines à vous soulever un but.

Relégué la première saison, il contribue à la remontée lors de son deuxième exercice en Lombardie. Sa belle Coupe du monde 1994 lui vaut de s’engager pour le Barça. Les supporters de Brescia restent fiers du passage du génie dans leur club et se souviendront à jamais que Hagi leur aura permis de remporte la Coupe Anglo-italienne de 1994. Et ça, ça compte.

Dejan Savićević (AC Milan)

Un des nombreux talents révélés par l’Étoile Rouge de Belgrade au début des années 1990. Avec Boban, il offre une teinte très yougoslave au grand Milan de Capello, notamment vainqueur d’une Ligue des champions, d’une Supercoupe d’Europe et de trois Serie A.

Son profil ? Un gaucher soyeux, capable d’évoluer sur l’aile en dribbleur fou et de marquer dès qu’il rentre dans l’axe. Avec son numéro 10 dans le dos, il régale par ses feintes de corps folles, des doubles contacts à vous coucher au sol et des accélérations dévastatrices.

Zbigniew Boniek (Juventus-Roma)

Un vif, un teigneux, un rapide. Attaquant gaucher capable d’envoyer une lourde de 25 mètres comme de placer un petit piqué dans la surface, le Polonais, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de son pays, séduit la Botte pendant six saisons. Trois à la Juventus et autant à la Roma.

Grand complice de Platini, « Zibi » remporte trois trophées européens avec la Vieille Dame et un Scudetto. Son passage à la Roma n’allongera pas son palmarès, mais sa classe sera appréciée également dans la capitale. Conquis par l’Italie, il y reste à la fin de sa carrière pour débuter sa reconversion d’entraîneur. Qui, avouons-le, restera anecdotique.

Andriy Shevchenko (AC Milan)

La vitesse, la puissance, l’intelligence. Et encore la puissance. L’Ukrainien restera l’un des meilleurs attaquants de l’histoire du championnat italien. Durant ses sept saisons à l’AC Milan (on mettra de coté son retour raté en 2008) entre 1999 et 2006, il aura inscrit 175 buts en 322 matches. Monstrueux.

https://twitter.com/DiarioOle/status/1178285786011029508

Ballon d’Or 2004, deux fois meilleur buteur de Serie A, vainqueur de la LDC 2003 et du Calcio en 2004… Sheva est le fleuron offensif des hommes d’Ancelotti. Son départ à Chelsea, alors que les Rossoneri enchaînent les demies et finales européennes, reste un terrible souvenir.

Le XI au complet

Photos Icon Sport. Image de Une Footballski.