Tu sais que tu es défenseur quand…

Tu sais que tu es défenseur quand…

25 avril 2017 0 Par SAMA

Tu ne comprends pas les Ballons d’Or accordés à Messi et CR7, un tacle de Chiellini te fait bien plus vibrer qu’une accélération de Hazard et tu as des brûlures sur l’extérieur des cuisses depuis des mois… Bref, tu sais que tu es un défenseur quand… (oui, ceci est un format inspiré des réseaux sociaux et de Sofoot. Et alors ?)

Duel de poètes : Stam (Milan) découpe Chiellini (Juventus). PACO SERINELLI / AFP

– Tu considères le tacle comme un geste technique

– Tu aimes quand le commentateur dit “ça ne se siffle pas en Angleterre” bien que tu n’apprécies pas la Premier League

– D’ailleurs tu trouves ce championnat ultra surcoté justement parce qu’il n’a quasiment jamais abrité de défenseur digne de ce nom

– Sérieusement, Cahill, Kompany, Koscielny et Smalling, c’est pas fou

– Tu t’évanouis à chaque fois que tu penses au prix de John Stones (Man City) : 53 millions d’euros !

– Tu sais très bien que la BBC n’est ni un média anglais ni l’attaque du Real Madrid

– Tu regrettes de ne pas avoir grandi dans les années 1980. À l’époque, les défenseurs se trimbalaient avec de grosses moustaches et pouvaient arriver les deux pieds décollés sans choquer personne

– Tous les dimanches matin tu te mets de la crème sur l’extérieur des cuisses en prévision de nombreux tacles

– Sur le chemin, tu es déjà prêt à t’embrouiller avec le gars qui dit toujours “pas de tacle ici, on n’est pas des professionnels”. Lui, tu vas le découper

– Tu adores laisser ton adversaire pousser un peu trop son ballon pour ensuite lancer un grand tacle envoyant le ballon en touche et te relever en souriant

– Pour toi, il n’y a aucune honte à dégager en tribunes. Ça éloigne le danger et c’est tellement jouissif

– Tu ignores avec le plus grand bonheur tes partenaires qui réclament une “relance propre”

– Ta phrase favorite ? “Tom, ça part dans le dos !” adressée à ton latéral bien trop offensif

– À ton retour, ta copine lève les yeux au ciel en voyant les centaines de gravillons en plastique qui tombent de tes vêtements…

– … Et, avant même de te dire “bonjour”, te demande si “cette fois-ci tu ne t’es pas blessé”

– Le Ballon d’Or de Cannavaro en 2006 te paraît totalement justifié. Le mec tenait à lui tout seul la défense du Real Madrid et a été champion du monde. Qui dit mieux ?

– D’ailleurs, tu en voudras toujours à France Football de n’avoir jamais récompensé Maldini et Nesta. Tes héros…

– L’Italie a forcément une place dans ton cœur. On n’a jamais fait mieux dans l’art de subir sans céder, du vice et de la tactique défensive

– Tu n’aimes pas trop les défenseurs médiatisés. Sergio Ramos, Boateng, Piqué… Ok ils savent mettre des têtes et des ouvertures, mais quand il s’agit de défendre, ça bégaye ou ça s’écroule

– Courir te semble surcoté. Rien ne vaut un bon placement et le sens de l’anticipation

– Catenaccio, “verrouiller” et “garer le bus” sont tes mots préférés

– Tu as hâte de souffrir de calvitie pour avoir enfin une coupe en adéquation avec ton poste

– Tu trouves qu’une équipe qui défend bien, c’est la plus belle expression du mot “collectif”…

– … Et c’est pour ça que tu préfères un 1-0 bien maîtrisé plutôt qu’un 4-4 complètement fou

– Tu ne comprends pas le basket. Tout ces points, ça te rend malade

– Tu as beaucoup d’estime pour le titre de Champion d’Europe de l’Inter Milan en 2010.Eto’o arrière latéral, le foot vrai

– Chaque soir, tu te repasses en boucle la phrase d’Allegri : “Si je veux du spectacle, je vais au cirque”, et tu t’endors le sourire aux lèvres.