Bilan de mi-saison

Bilan de mi-saison

3 janvier 2015 0 Par SAMA

Les championnats vont reprendre et il est grand temps de faire un état des lieux du football italien, après les 5 premiers mois de compétition. Entre espoirs, satisfactions, surprises et grosses déceptions.

Les tops

1. Juve et AS Roma

Pas grand chose à dire, en fait. Comme prévu, le monstre à deux têtes domine la Série A. Le club de Rudi Garcia, second, possède 9 points d’avance sur le troisième et le titre se jouera sans aucun doute entre la Louve et la Vieille Dame. Les Turinois, qualifiés pour les huitièmes de finale de la Champions’ League, ont su s’appuyer sur une ossature Buffon-Chiellini-Pogba-Tevez de très haut niveau et l’arrivée de Massimiliano Allegri a fait oublier Antonio Conte, qu’on pensait irremplaçable. Petit hic en revanche pour Rome, reversée en Europa League, devancé sur le fil par Man City. Et si ce calendrier allégé permettait à Francesco Totti d’effacer 13 ans de disette ?

2. La Squadra Azzura

Non non, vous ne rêvez pas, l’Italie fait bien partie de la section tops, même si la Coupe du Monde s’est soldée par une élimination piteuse au premier tour, avec un Pirlo en méforme et un secteur offensif tout mou. Résultat : des tensions entre les cadres et Balotelli mais surtout le départ de Cesare Prandelli qui n’aura pas réussi à transcender cette équipe et l’arrivée d’Antonio Conte. Depuis, la Nazionale a retrouvé une vraie âme, insufflée par son nouveau Mister et son esprit de battants. À la clé, une utilisation régulière du 3-5-2, des choix forts (Balotelli laissé chez lui, appel de jeunes comme Zaza) et une série de victoires. C’est sûr, cette équipe là sera très dangereuse à l’Euro 2016.

3. Les Francese

Ce n’est plus une surprise, Paul Pogba est un des meilleurs milieux de terrains du monde. Capable de récupérer le ballon, de le remonter avec une aisance technique insolente et, s’il faut, de marquer. On l’avait annoncé, Cyril Théréau fait le travail et totalise déjà 5 buts en ne jouant pas tous les matchs. Comme chaque année, le buteur français va atteindre sa petite dizaine de pions annuelle, sans trop se fatiguer.

4. Gervinho

Décidément, Rudi Garcia a su faire revivre le vrai Gervinho, qu’on avait perdu à Arsenal. Mieux, il l’a rendu plus fort. L’ailier Ivoirien devient tout simplement indispensable à son équipe, tant ses accélérations, appels et son activité se révèlent un danger pour les adversaires. Et avec Ljajic de l’autre coté, ça fait très mal. Surement un des duos d’ailiers les plus sous-cotés de l’année.

5. Les gardiens

Il est souvent dit qu’en Ligue 1 évoluent les meilleurs gardiens. Mais cette année, la Série A a élevé le niveau, et les prestations des gardiens sont tout simplement époustouflantes. Chez les anciens, Buffon, Diego Lopez, Handanovic, Marchetti et Romero ne font que confirmer leur grande valeur. D’un autre coté, les jeunes gardiens se montrent de plus en plus performants, à l’image de Sportiello, Leali, Perin, Scuffet et Cragno. Un vrai casse-tête en prévision pour la liste de Conte en 2016.

6. Andrea Raggi

Vous avez bien lu. Andrea Raggi, le défenseur de Monaco. Acteur majeur de la remontée l’année dernière, l’Italien joue à droite, en charnière et à gauche. Et à chaque fois, il fait le boulot, plus ou moins proprement, certes. Avec sa barbichette et son crâne luisant, il exaspère ses adversaires et récupère un nombre incalculable de ballons. Dans les airs, dans les pieds, à l’épaule, et sa relance a de quoi faire des envieux en Ligue 1. Un taulier dont on ne parle pas assez.

Les surprises

1. Graziano Pellè

En 9 saisons en Série A le natif de Lecce aura marqué 21 buts. Une misère pour un attaquant. Mais entre 2012 et 2014, il plante à 55 reprises en 66 matchs. Un réveil tardif, certes, mais quel réveil ! Depuis cet été, Graziano Pellè fait partie de Southampton, belle surprise de Premier League, et compte déjà 11 tremblements de ficelle à son actif, en 23 matchs. Suffisant pour glaner deux sélections en équipe d’Italie, à 29 ans. Graziano Pellè, c’est des têtes, des pointus, des buts immondes, mais aussi ça. 

2. D’autres Français

Et si c’était l’année du duo Mexès-Rami ? Enfin, les deux défenseurs centraux semblent sur la même longueur d’onde, Philippe ayant retrouvé son niveau de jeu vu à la Roma et Adil dégageant une sérénité qu’on pensait perdue. Et si c’était ça, la charnière pour l’Euro 2016 ? Quand même pas. En défense, Kalidou Koulibaly s’est imposé à Naples et montre match après match un niveau impressionnant, entre domination aérienne et solidité dans les duels. Autre Français convaincant en ce début de saison : Jérémy Ménez, récupéré gratuitement par l’AC Milan. En 14 matchs, énormément de mouvements, de dribbles et 8 buts. Donc celui-là. 

3. La Lazio et les clubs de Gênes

Elle ne fait pas de bruit, cette Lazio. Pourtant, c’est bien elle qui occupe la troisième place du Calcio en ce début janvier et, sans coupe d’Europe à jouer, risque de faire la course pour le podium jusqu’au bout. Deux places derrière, la Sampdoria de Sinisa Mihajlovic et son trident offensif Eder-Okaka-Gabbiadini. Très solides, les Blucerchiati peuvent oublier la peur de la relégation et penser aux places Européennes. Le rival Genoa n’est qu’à 1 point derrière, notamment grâce au retour en forme d’Alessandro Matri, déjà auteur de 6 buts.

4. Les jeunes

Le championnat d’Italie serait réservé aux vieux, tout lent, où les espoirs n’auraient pas leur place. Alors oui, les Luca Toni et Di Natale sont encore sur le devant de la scène, mais les jeunots font de plus en plus de bruit. Mention spéciale à Mauro Icardi (8 buts), Paulo Dybala et Manolo Gabbiadini (7 buts), Simone Zaza (5 buts et une barbe folle), Albin Ekdal, Mateo Kovacic, Alvaro Morata, Rugani, Bertolacci…de quoi monter une belle équipe FM.

Les flops

1. Mario Balotelli

Franchement, on l’aime bien, Mario Balotelli. Mais force est de reconnaître que pour l’instant, sa saison est un échec total. Quelques bouts de matchs, 2 petits buts et un comportement loin de l’esprit de Liverpool. Pire, aucune extravagance digne de ce nom. Il est loin le temps des feux d’artifice dans la salle de bain et du lancer de piles dans la rue. Alors, la bonne affaire pour le mercato estival ? En tout cas, si cela continue, Balot’ ne fera pas de vieux os sur la Mersey.

2. La Fiorentina

Être catalogué parmi les flops alors que l’équipe figure à la 8ème place du classement peut sembler sévère. Mais vu le potentiel de la Viola, on ne peut être que déçus. Les Borja Valero, Cuadrado, Matias Fernandez, Aquilani, Gomez, Joaquin et David Pizarro ne montrent leur meilleur niveau que par intermittence. Suffisant pour continuer en Europa League, pas assez pour figurer dans le Top 5 Italien. Espérons que 2015 et le retour de Guiseppe Rossi transcenderont le Fio. On n’attend que ça.

3. L’Inter

Après un début de saison canon, l’Inter a calé, sec. Les cadres ne sont plus là, Vidic est en dessous et Palacio ne s’est pas remis de sa Coupe du Monde ratée. Handanovic, Hernanes, Ranocchia et Icardi ne peuvent pas tenir la maison à eux seuls. Avec le retour de Roberto Mancini et des mercatos qui s’annoncent musclés, les Nerazzuri retrouveront peut être un classement plus en adéquation avec leur statut.

4. Thiago Motta

Alors Thiago tu penses qu’on ne te voit pas, simplement parce que tu joues en France ? Grosse erreur ! Qu’est-ce que c’est que cette première partie de saison, à marcher, à ralentir le jeu et à faire un nombre incroyable de fautes ? Il va falloir très vite se ressaisir, surtout quand on connait ton niveau. Tu fais partie des meilleurs à ton poste, alors on se remet au travail, et fissa, Monsieur Thiago Motta. Si tu ne le fais pas pour nous, fais le au moins pour toi, parce que se faire piquer sa place par Cabaye ou Chantôme, c’est très mauvais signe.