Ludovic Giuly : “Moi, un carton rouge ? Jamais !”

Ludovic Giuly : “Moi, un carton rouge ? Jamais !”

16 octobre 2017 0 Par SAMA

À l’occasion des Journées Nationales de l’Arbitrage, interview de Ludovic Giuly, ancien de l’AS Monaco, de la Roma ou encore du Barça et arbitre d’un jour.

C’est important pour vous de participer aux journées nationales de l’arbitrage ?

Oui, parce que l’arbitre, on en a besoin pour faire un match et il faut sensibiliser sur son rôle. Dans le foot, il y a le respect de l’entraîneur, des supporters, des coéquipiers, mais aussi de l’arbitre. C’est important de comprendre qu’il fait entièrement partie des composantes du jeu et du football. Sans lui, anarchie garantie.

Plusieurs jeunes vous ont demandé si vous aviez déjà reçu un carton rouge. C’est le cas ?

(Ironique) Moi, un carton rouge ? Jamais ! En vrai, j’en ai pris un. (Il réfléchit). Et même deux pour être honnête ! (Rires).

Ça vous fait plaisir de communiquer des valeurs aux enfants ? (Ludovic Giuly a arbitré une rencontre de jeunes)

Bah écoutez, La Poste, partenaire et organisateur de l’événement, m’a appelé pour cette journée-là. C’est le genre d’action à laquelle je réponds toujours présent. En tant qu’ancien footeux, ça fait du bien de partager ce type de moments… Et de rentrer dans la peau d’un arbitre ! Ce n’est pas donné à tout le monde de porter cette tenue et d’avoir un sifflet. Aujourd’hui, avec les jeunes, ça va c’est gentil. Mais en vrai, c’est un métier très compliqué.

Les petits vous parlent de Messi et Cristiano Ronaldo, mais ils vous connaissent aussi !

Tu rigoles ! Je suis sûr que ce sont leurs entraîneurs qui ont balancé le message juste avant la rencontre “votre arbitre c’est Ludo Giuly, un ancien joueur de l’équipe de France” (rires). Plus sérieusement, si on me reconnait, tant mieux, sinon, ce n’est pas grave. C’est pas le but de la journée.

QUIZ : Connais-tu les meilleurs buteurs de Serie A depuis 1975 ?

Vous passez la saison 2007-2008 à l’AS Roma. Est-ce un bon souvenir ?

Oui oui, j’ai été très heureux d’y passer cette année. On a été deuxièmes juste derrière l’Inter Milan et on a gagné la Coupe d’Italie ! C’était une belle saison pour l’AS Roma. J’ai adoré jouer là-bas, même si c’est un football qui me convenait moins que la France et l’Espagne, où je venais de passer trois ans avec le FC Barcelone. C’est pour ça que je suis rentré en Ligue 1 mais c’était une belle expérience que je suis content d’avoir vécue.

Vous jouez quasiment 40 matchs en une année à Rome…

Oui c’est clair que c’était une année très remplie mais il y avait trop de choses physiques ! Je suis passé de trois ans à manger du football tous les jours à Barcelone à ça… Et c’est vrai que les méthodes sont plus costaudes en Italie. Physiquement, les entraînements me demandaient beaucoup plus.

À lire aussi : Tu sais que tu es défenseur quand…

Que retenez-vous de Rome ?

Francesco Totti, forcément ! C’est l’icône de la Roma ! Un très très grand joueur qui a fait beaucoup pour son club et qui continue à le faire dans un nouveau rôle. J’ai eu de la chance de jouer avec lui.

C’est des profils qu’on voit surtout en Italie, ces joueurs qui restent durant toute une carrière dans un même club, à la Maldini. Aujourd’hui, ça commence vraiment à manquer parce que va trouver des joueurs, de nos jours, qui vont passer 15 ans dans un même club…

Les Journées Nationales de l’Arbitrage à Paris, au pied de la Tour Eiffel. Photo Nicolas Basse