Avant Italie-Suède : ne pas s’enflammer

16 juin 2016 0 Par SAMA

Oui, l’Italie a donné une leçon une football à la Belgique et, oui, elle a rassuré ses supporters. Malgré tout, il faut rester calme. Notamment avant le match contre la Suède.

Oui, Buffon peut même courir – crédit : Getty

Il n’aura même pas fallu une mi-temps à l’équipe d’Italie pour doublement faire plaisir à ses fans. Déjà en montrant qu’elle était prête et affûtée pour l’Euro 2016, et deuxièmement en prouvant, s’il le fallait vraiment, qu’elle ne serait pas inquiétée par la Belgique. Une équipe de Belgique bien peu entreprenante, au jeu stéréotypé et prévisible, manquant cruellement d’unité et de collectif.

D’ailleurs une question peut se poser : comment certains ont pu ériger la Belgique parmi les favoris de l’Euro ? Certes, il lui reste deux matchs pour se qualifier au tour suivant et gommer ses défauts, mais elle aura montré un visage bien peu effrayant. Plus une somme d’individualités en demi-teinte qu’un véritable groupe. Quand on pense que l’entraîneur Marc Wilmots annonçait vouloir battre l’Italie… Il sera reparti à son camp de base avec une belle leçon de football.

L’Italie s’est donc défait d’un faux favori pour son premier match et a montré un visage séduisant. Tant sur le plan défensif avec une BBC intraitable dans les airs comme en face à face, secondée d’un De Rossi omniprésent, qu’en attaque, avec des combinaisons efficaces et un Candreva de grande qualité. Individualités au rendez-vous, collectif soudé, physique rodé, solidité défensive, remplaçants convaincants… Tous les voyants seraient donc au vert.

La Belgique, plus faible équipe du groupe ?

C’est là que réside le risque principal pour l’Italie : partir trop bien et avoir un léger excès de confiance. Soyons clairs : la victoire contre la Belgique n’est évidemment pas une mauvaise chose, mais il faudra juste que les hommes de Conte ne se reposent pas sur cette prestation, gardent la tête froide et ne croient pas que le plus dur est fait. L’analyse du premier match devra permettre à Conte de se poser la bonne question : et si on avait un peu trop vite examiné ce groupe ? Finalement, la Belgique pourrait être l’adversaire le plus facile… Contre la Suède et l’Irlande, la Squadra aura affaire à deux équipes bien différentes.

Et cela va commencer avec la Suède ce vendredi 17 juin. Après un premier match d’une pauvreté sans nom et sauvé par un CSC Irlandais, les partenaires d’Ibrahimovic peuvent se montrer beaucoup plus dangereux, notamment s’ils trouvent plus souvent leur joueur phare en pointe. Et bien que leur onze paraisse moins clinquant sur le papier que celui des Belges, il faudra faire très attention à une équipe mêlant jeunesse et expérience, avec un coté gauche (Olsson, Forsberg) de feu.

Surtout, l’Italie n’a pas été parfaite contre la Belgique. Elle peut s’améliorer sur le coté gauche et dans l’animation offensive. Et si contre les Belges le plan était de “subir” et de laisser la possession, les hommes de Conte devront montrer ce qu’ils savent faire lorsqu’il s’agit de tenir la balle et de construire face à un blog regroupé.

Après ce match dont l’issue sera plus incertaine que ce que beaucoup pensent, la rencontre face à l’Irlande paraît également compliquée. L’Italie arrivera-t-elle à utiliser son 3-5-2 contre une équipe ultra soudée et basant tout sur son courage ? Nous verrons bien. En tout cas, si l’Euro démarre bien pour l’Italie, il ne fait que commencer. Il serait donc inconscient de passer de beaucoup de crainte à une trop grande confiance en quelques jours.

À lire : Pourquoi l’Italie va gagner l’Euro 2016